Nos mots les plus forts résonnent entre France et Comores
Et l'On s'accommode de ces vies qu'on sans cesse emprisonne
Perdus dans ces iles aux parfums d' sycomores
Il s'en échappe de leur c½ur, comme eux s'enfuient de leur corps
Partis de ces terres lointaines pour trouver l'eldorado
Petit pays t'accueil sans jamais tourner l'dos
De cette communauté qui supporte un fardeau
Ils viennent avec fierté portant leurs oripeaux
Mais leur c½ur est ailleurs quand leur vie est ici
Vivant tous en commun comme un nid de fourmi
En élevant les gosses dans l'amour du pays
Ils avancent devant eux le regard obscurci
Car l'enfant de là-bas qui viens de voyager
En laissant derrière lui son foyer apeuré
Prenant parfois la mer et manquant d's y noyer
Il ignorait qu'ici la galère s'est échouée
Mais sa porte s'ouvrira a chaque pleure du mendiant
Comme je mendie mes mots cherchant l'assentiment
De ses femmes de ces hommes se couchant en priant
Qu'un beau jour le soleil fasse briller leurs enfants
Et c'est autours d'un de ces fameux samboussa
Ou d'un Ndrovi na nazi qui nous laisse en émoi
Que vous m'emmènerez gouter ces fameux petits plats
J'ouvrirais grand mes bras pour damer dans tout ca
Mais je n'oublie pas
Je n'oublie pas les douleurs de ces gens
Je n'oublierais jamais quels sont les sentiments
De ces ilots perdus, confins des océans
Qui même pleins de richesses vivent comme des mendiants
Si t'envoies de l'argent pour aider la famille
N'oublie pas que ton c½ur lui aussi crie famine
Et qu'il est important que tes yeux s'illuminent
Sur un nouveau présent un future qui domine
Je n'oublie pas non plus que la bas rien n'est rose
Que les enfants souvent ne vivent pas dans la rose
Que la culture s'enfouie, mais s'en prendre la prose
Et qu'il arrive souvent que vos cris s'ankylosent
On m'a dit
On m'a dit qu'être comorien
C'est donner sa chance aux frangins
Un peu comme Soprano qui reste sur le droit chemin
Et qu'on aide bien ces femmes à nourrir ses gamins
Des hôpitaux chargés de malades oubliés
Des écoles désertées d'une culture malmenée
Il ne reste que des larmes d'un passé galvaudé
Des blessures grandes ouvertes qu'il vous reste à soigner
De ces iles qui se cherchent sur la voie de l'honneur
Moi j'y apporte ma voix et leur offre du bonheur
C'est du SlAm en cascade pour atteindre le c½ur
De vos pères de vos mères, de vos frères et vos s½urs
Alors pour conclure je dirais
Les mots sauvent le c½ur de l'âme
Quand les armes vivent au c½ur des hommes
SmOoZ