« Retour au blog de smooz

En plein c½ur

En plein c½ur
Parti de nulle part
Comme un
missile hors trajectoire
E
ntre coups rendus et défis illusoires
Planqué à l'arriè
re de cette pharmacie de garde
Cerné par les condés, i
l tergiverse seul dans le noir

Peut être son dernier c
oups, mais là, retours au mitard
Ultime action, un pass
age balisé d'un zonard
Echa
ppé de zonzon, il s'enferme peu à peu dans l'brouillard
Sur lui plane une ombre, u
ne ombre teigneuse de crevard
La main ferme des ancien
s, des anciens qui le suivent du regard

Nourris des ex
ploits des grands
Des grand
s disséminés au quatre vents Fauchés par la vie, fauchés par la fossile riant
Une famil
le encombrante se disloquant
Des gens ravagés, des c½u
rs sanglants

Prêt a tout p
our arriver, le starting est débloqué
La course est eff
rénée et la balle a su l'freiner
Son parcours inachevé
sur son microcosme déjanté
Comme une roue éclatée par un clou égaré
Comme tempête
annoncée qu'on ne peut refréner

Mais son quartier gar
de sur lui l'emprunte indélébile
Et celui qui tient l'a
rme a la gâchette facile
Il
regarde dans ses yeux et voit son pote Nabile
Un mec d
e sa banlieue, copain de temps futiles
Sur sa plaie gr
ande ouverte pleure son ami docile

Mais Nabile a chang
é de chemin de traverse
Il
quitté la rue avant qu'elle le renverse
Il est rentré d
ans l'ordre et fait de belles prouesses
Premier au cha
nt du tir, il approche la noblesse
Un avenir radieux su
r de très belles promesses

Deux destins qui se croisen
t et parfois s'entremêlent
Deux parcours sinueux qui se tirent dans les ailes
Une
alouette virevolte et la mort en dentelle
Un enfer pou
r la vie, l'antre au démon fidèle
Une spirale infernale
qui te brisera les ailes

Tu voulais tout changer, ton passé ressurgis
En plein c
oeur de ta vie tu bois son élixir
Bienvenue en enfer,
sur ton corps ton ami
Et c'
est aussi celui qui t'arrache à la vie
Et c'est aussi
celui qui t'arrache à la vie
# Posté le vendredi 06 juillet 2007 05:04

« Article précédent : D'albatre

Article suivant : je deteste l'imparfait (03/04/2007) »